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mardi 4 juin 2013

Série Jaune n°67 - L'Oeil de Verre





L’œil de Verre 


Série jaune n°67 / un seul récit

Citation d'ouverture : 
"Le repos intime est en réalité le suprême bien que nous puissions espérer." Baruch Spinoza

Résumé :  

   Arthur Foremann, propriétaire d'une florissante entreprise de pompes funèbres, cache un sombre secret. L'homme respectable, d'une radinerie peu commune, devient en effet, le soir venu, un pilleur de cadavres sans vergogne. Il dévalise les tombeaux de ses "clients" et amasse ses richesses dans une pièce secrète de son manoir. Mais c'est bien connu, bien mal acquis ne profite jamais, et le vil Arthur va vite comprendre le sens de ce dicton...

   Un soir, alors qu'il profane un tombeau, il trouve un œil de verre dans la poche du défunt et l'emporte afin de le revendre. Gertrude, sa domestique, trouve l’œil et le jette aux ordures, faisant le bonheur des éboueurs qui le récupèrent (toujours pour le revendre, apparemment le cours de l’œil de verre à Glasgow dans les années 20 devait être sacrément intéressant). Mais hélas, l’œil semble être maudit et chaque personne qui le touche meurt dans des circonstances aussi violentes que suspectes. 

L’œil atterrit finalement sur l'étalage d'un brocanteur, attendant sa prochaine victime...
   Pendant ce temps, Arthur le croque-mort profanateur rencontre une mystérieuse jeune femme, Clarissa, alors qu'il prépare l'enterrement du père de celle-ci. Sous le charme de cette blonde qui porte constamment des verres fumés (tiens donc), il lui propose d'emménager chez lui. Visiblement peu farouche, elle accepte derechef et devient une femme de maison parfaite qui fait le bonheur des domestiques comme du propriétaire, qui ne tarde pas à la demander en mariage. Mais la nouvelle Madame Foremann change brusquement de comportement et devient sèche, autoritaire et frigide. Un soir, de retour d'une de ses expéditions nocturnes, Arthur découvre avec effroi que son épouse a mis la main sur la clé de sa pièce secrète ! Clarissa, tout en le menaçant d'un revolver, lui révèle alors toute la vérité : elle a perdu l’œil droit dans un accident domestique ( dont vous pourrez apprécier les détails ci-dessous) et porte un œil de verre acheté à un brocanteur. Or, cet objet semble doté d'un étrange pouvoir et lui donne des visions : elle se voit dans une tombe, un homme ouvre son caveau et lui vole ses bijoux... Hantée par l'image de ce pilleur de cadavres, quelle ne fut pas sa surprise de le découvrir un beau jour, en chair et en os, en la personne de l'employé des pompes funèbres venu enterrer son père ! Voilà pourquoi elle l'a suivi si docilement et accepté de l'épouser : voulant en avoir le cœur net, elle a mené son enquête et a mis au jour l'ignoble secret de son cupide mari. Ivre de rage et d'alcool, elle l'abat avant de prendre le volant et finit par s'écrabouiller contre un platane. 
   C'en est fini de Clarissa et d'Arthur, mais le maudit œil de verre continue sa sombre route : projeté dans un fleuve lors de l'accident, il est repêché par un clochard, qui le vend au même brocanteur qu'au début, lequel le replace sur son étal... La boucle démoniaque est bouclée.


En + :  La tête de mort de la couverture est piquée à l'affiche de Tales From the Crypt, le film à sketchs anglais de Freddie Francis (1972). Et puisqu'on parle de borgne et de ciné, à noter que le segment "Oeil pour Oeil" du film a sketchs (encore!) Body Bags de John Carpenter et Tobe Hooper nous conte également une chouette histoire d'oeil greffé : Brent Matthews (Mark Hamill), un joueur de baseball professionnel perd un œil suite à un accident de voiture. On lui greffe celui d'un mystérieux donateur. Dès lors il commence à avoir des visions sanglantes. Car l'oeil appartenait....à un tueur !





Le vice caché de ce coquin d'Arthur : tripoter ses richesses habillé en monarque.

Toi aussi, apprends l'anglais avec Elvifrance ! 




On ne le dira jamais assez : le ménage est une activité dangereuse


 






Bonus track : quelques ladies aussi borgnes que célèbres : Wendy Robie (Twin peaks), la princesse d'Eboli, Daryl Hannah (Kill Bill), Christina Lindberg  (Thriller) et Juliette Binoche (Les amants du Pont-Neuf).


samedi 13 octobre 2012

Série Rouge n° 75 - Ainsi Mourut Circé




"Ainsi Mourut Circé"


Série : Rouge n° 75

Nombre d'histoire : Une seule.

Citation d'ouverture : 
"Mais je n'ai plus trouvé qu'un horrible mélange
D'os et de chairs meurtris, et trainés dans la fange,
Des lambeaux pleins de sang, et des membres affreux
Que des chiens dévorants se disputaient entre eux" - (Athalie) Jean Racine

Résumé : Par une nuit de tempête, le navire de Giuseppe Balsamo, comte de Cagliostro, s'échoue au pied d'une falaise surplombée d'un imposant et bien sombre château. Le comte s'en sort indemne, mais il  aperçoit furtivement une sculpturale silhouette féminine donnant des cordes à des esclaves, qui pillent la carcasse du navire... A t-il rêvé ? Qui était cette femme ?  Est-ce elle qui a provoqué l'accident ? Et qui sont ces grotesques esclaves, mi-hommes mi-bêtes ?
Après s'être renseigné au village du coin, et considérant la peur que la simple évocation de cette mystérieuse femme crée chez ses habitants, il décide d'en avoir le coeur net et d'obtenir les réponses tout seul. Ses pouvoirs Hypno/téléphathiques (ça tombe bien) lui seront d'une grande aide, et lui permettront de percer, non sans mal, le mystère de cette Nouvelle Circé. Un mystère qui remonte loin, et qui trouve son origine dans la tragédie d'un Amour trahi... 

EN+ : Tout les éléments sont là pour se régaler avec cette histoire cousue de fil blanc, et sentant bon les effluves de baroque Italien, façon Riccardo Freda ou Mario Bava : Une tempête, un bateau qui s'échoue, un héros "qui vient de la ville " et "qui ne croit pas à ces balivernes ", un château hanté construit sur une crête de rocher et surplombant une mer en permanence déchaînée, une effrayante malédiction, des souterrains humides, une sorcière, un terrible flash-back....et bien sûr Francesca Aldobrandeschi, alias "Circé", une prêtresse somptueuse, cruelle et tragique, qui - pour venger sa mère, la blonde Loredana, trahie et violentée par les hommes - rend ces derniers fous, en les transformant en serviles animaux. Brrrrrr....

Idéal à lire le dimanche, quand il pleut des cordes.

( la couverture semble inspirée de Ursula Andress sur l'affiche de "SHE" )

































mardi 9 octobre 2012

Demi-Bleu n° 11 - Au Nom de la Révolution




"Au nom de la Révolution"
( suivi de "L'honneur est sauf" + "Le cri de la mandragore" )

Série :
Demi-Bleue n° 11

Nombre d'histoire(s) : Trois.

Citation(s) d'ouverture : 
1/ "La passion c'est comme le tonnerre, ça ne tombe jamais sur vous." - A. Hermant
2/ "Les hommes portent leur coeur dans leur sexe, les femmes portent leur sexe dans leur coeur. " - M. de Chazal
3/ "Quand on a quelque chose dans le ventre, on ne meurt pas avant d'avoir accouché. " - Gustave Flaubert

Résumé(s) : 
Première histoire - Au nom de la Révolution : En pleine guerre civile cubaine dans les années 50, Fernando et Fédora s'aiment passionnément. L'un est un pêcheur révolutionnaire au service de Fidel Castro, l'autre une bourgeoise, fille d'un associé de Fulgencio Batista, le dictateur du coin... Malgré leur amour, Fernando est exécuté et Fédora, brisée par le chagrin, va le ressusciter grâce à la magie vaudou, lui permettant par la même occasion de venger son honneur.

Seconde histoire - L'honneur est sauf : En 1870, pendant la seconde guerre d'indépendance de l'Italie encore sous domination Autrichienne, Cartesio Trotta rompt la tradition familiale et s'engage dans l'armée piémontaise, provoquant la colère et le mépris de son père, le Baron Aloisio Trotta, fidèle sujet autrichien (bien qu'italien) comme l'avaient été avant lui son père, son grand-père, son arrière grand-père. Quelques temps après, alors qu'il est posté en sentinelle, Cartesio recroise son père devenu général, le tue, et devient à son grand bonheur propriétaire des terres et vignes de la lignée Trotta. Mais c'était oublier que ces derniers ont le sang chaud, et que ça n'est pas une balle qui va les arrêter, surtout lorsqu'il s'agit d'honneur bafoué...

Troisième histoire - Le cri de la mandragore : Aux environs de Paris, en 1780. Léon, employé en boulangerie maltraité par son patron, est amoureux de Delphine, une brune pulpeuse fille de notaire. Afin qu'elle l'aime en retour (il est difforme), il va voir la sorcière du coin et lui commande un philtre d'amour. Pour cela, il aura besoin de la racine d'une mandragore. Mais cette plante mythique et capricieuse ne s'obtient pas comme ça, et la première étape vers la création du philtre est de recueillir le sperme d'un homme au moment ou il perd la vie...

EN+ : Malgré une couverture incroyablement belle, qui semble tout droit sortie d'un vieux numéro de "Courrier International", difficile de ne pas s'ennuyer face à ce volume Elvifrance. Le scénario de la première histoire, au dessin incroyablement laid et à la narration incompréhensible, est d'une nullité affligeante. Roméo et Juliette à la sauce Ernesto Guevara, mais étalé sur quelques pages. Rien à déclarer pour la seconde histoire. Elle est bien foutue, mais plate et rabâchée. Seul le dernier récit rattrape un tant soit peu le reste, avec une histoire fantastique aux rebondissements inattendus.


Pas d'élucubrations Elvifranciennes dans ce volume, qui reste cependant très agréable à lire, en plus de contenir  quelques cases bien jolies !




AAAGH...GH...
Le père de Fédora n'en croit pas ses (gros) yeux, et son coeur ne tient 
pas le choc : Fernando est encore vivant ! 

Il pleut des autrichiens par ici !  

1...2...3....4...
Lors d'un duel au pistolet, Cartessio est bien embêté lorsqu'il se rend compte 
qu'il combat en fait....son père ! 



La capricieuse Mandragore est pleine de surprise...
Elle peut par exemple transformer qui la boit en superbe femme loup ! 


La silhouette de la femme dans l'oeil du squelette/Guevara de la couverture, semble bien être la même 
que celle présente sur cette superbe couverture d'un Terrificolor...